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millau2007

MILLAU 2007- CHAMPIONNATS DE FRANCE


millau
Me revoilà ! Arrivé à Millau le jeudi soir, un jour avant l’ouverture du Champpionnat de France 2007. Je profite du vendredi libre pour peaufiner mes réglages et faire un vol de test et reconnaissance du site. Au décollage de la Puncho j’ai le plaisir de rencontrer le Champion de France en titre (Mario Alonzi) qui me propose de voler avec lui sur un petit triangle autour de Millau. Le conditions météo ne sont pas « fumantes » avec un « petit plafond » à 1600 m et une masse d’air assez chargée en humidité. Dès le décollage pourtant, on monte assez facilement et on est parti pour 1 heure 30 de balade aile contre aile. Mario viens vraiment tout près en thermique et voler avec lui, non seulement c’est un grand bonheur, mais en plus c’est un grand honneur. J’arrive globalement à monter aussi bien que lui et en transition j’arrive à tenir le rythme mais bon, ne nous emballons pas, il faudra voir demain en course !
patrouille

En contact radio et de commun accord on décide de mettre fin au vol pour ne pas trop se fatiguer et au bout d’une transition de 13 km à fond les manettes on pose nos ailes au terrain officiel de Millau-plage.

Samedi 30/06/2007 : Première manche

Retrouvailles habituelles au premier briefing et le directeur de course nous promet une manche à plus de 100 km. Finalement au décollage les conditions sont très stables et à deux reprises on nous « modifie » la manche pour conclure sur un triangle de 72 km. Un voile de cirrus vient couvrir partiellement notre secteur et même les parapentes n’arrivent pas franchement à monter. Visages perplexes, personne ne bouge, j’arrive même à m’endormir pendant quelques minutes sous un beau sapin (quelle motivation !!). Vers 15.00 hrs ça commence à bouger un peu, « l’agitation » monte d’un cran et ½ heure plus tard c’est le bordel ! Le vent à tourné plein Sud et la plupart des nos machines volantes sont montés au déco Ouest ! On déménage donc avec un portage de matos sur environ 300 m (Ouf !).

deco

Les premiers s’élancent et montent timidement au dessus de la crête, Fabien et moi on suit Mario dans tous ses mouvements et quelques minutes après on est dans le ciel ! Une bonne pompe juste devant le décollage et en bataillant ferme on commence notre remontée en altitude. Le thermique dérive nord-ouest en milieu de vallée, par moments je le perds, cela ne me convient pas et je prends une option sur le versant Est du décollage. Au fait, avant mon décollage, j’avais repéré des vautours enrouler très haut dans ce secteur que je commence maintenant à prospecter et ……ça marche !! Un thermique très généreux, beaucoup de travail et de concentration et 5 min avant la Start je suis idéalement placé au dessus de tout le monde rigides compris à 2200 m ! Génial !! J’ai un net avantage en altitude et je me situe à environ 300 m de la ligne virtuelle de départ chrono, à moi de jouer maintenant ! Je tends mon aile au maximum, je passe la ligne a 16.15min39sec, et je file comme une balle vers la première balise au nord avec les rigides qui me collent au cul !! Bien loin à l’horizon un versant bien exposé devrait me permettre de refaire du gaz, mais une fois dans le secteur il en est rien !! Les poursuivants sont juste derrière, vite, je continue vers un tout petit relief où je vois des parapentes en dynamique ! J’ai quand même perdu gros en altitude, il faut absolument que je remonte !! J’arrive tout juste au dessus des arbres sur la petite crête, pas de thermique, juste quelques bulles et un peu de dynamique de quoi tenir en l’air accompagné des deux « chiffonniers » et … la grappe nous tombe dessus !! C’est le foutoir en quelques minutes, des ailes posent déjà dans le secteur, il faut rester « dedans » ! La tension monte, le trafic en l’air aussi et d’un coup ça déclenche ! Les premiers 300 m gagnés sont vraiment difficiles, j’ai une petite chaleur avec Antoine Saraf à qui j’aurais pu caresser l’extrados, en suite le thermique se développe et avec une bonne grappe on est à nouveau a 2000 m. Avec le vent on a dérivé de 5km vers la balise, il nous en reste pas beaucoup pour l’atteindre et répartir aussi vite vers la deuxième au sud-est. On s’apprête maintenant à traverser la vallée des gorges du Tarn et … il n’y a pas le moindre atterro !! Droit devant un plateau absolument désertique, des champs confortables mais quasiment pas de route ni d’habitations (bonjour la recup !!) Je continue avec la grappe de tête et en plein milieu de vallée au dessus du Tarn un thermique inespéré nous permets de reprendre de l’altitude alors qu’un groupe de 5 attaquants s’échappe ! Je laisse filer en estimant devoir encore gagner du gaz, la balise est encore assez loin (+/-15km), le vent est face 15 km/hr et la géographie du terrain n’est toujours pas rassurante. Il me faut le maximum d’altitude pour pouvoir bien me placer sur B2 et continuer mon parcours vers le but. Je me retrouve maintenant tout seul au milieu du désert, mais finalement en transitant j’ai la confirmation que c’était plus sage d’attendre de remonter, puisque les attaquants sont déjà au sol !! La prospection devient difficile et 5 km avant la balise j’aperçois une aile assez bas avancer dans la plaine ! Je ne la quitte pas des yeux, prêt à lui « bondir » dessus dès qu’elle entame une spirale ascendante salvatrice ! Malheureusement pas de thermique dans le coin, le pilote (Bruno Coquelorge) se dirige vers la seule ferme dans le secteur et pose son aile dans un confortable champ. C’est la fin de mon vol, j’atterris avec le sentiment d’avoir fait une bonne performance. Manche difficile, personne au but en classe souple, seulement deux rigides rallient l’arrivé avec Jaques Bott et Patrick Chopard qui « atomise » tous les concurrents de sa catégorie. Mario que je n’ai jamais revu en vol (où il est passé ?), gagne la manche en posant à 17 km du but.

A l’affichage des scores mes bons sentiments seront confirmés, puisque je fais 6ème de la manche en classement Open et 3ème de la manche au classement Français. Très bien il faut continuer comme ça !!!

Dimanche 01/07/2007 et lundi 02/07/2007

annulation cause météo désastreuse.

Mardi 03.07.2007 : Deuxième manche

Super, ciel bleu ce matin au réveil ! Au briefing ma joie est vite calmée puisque les prévisions météo du jour sont catastrophiques ! Les organisateurs décident de lancer au plus vite une petite manche de 53 km pour anticiper le front qu’on aperçoit déjà à l’ouest dès notre arrivé au décollage.
deco

C’est parti, dans une grappe d’enfer on essaye de se placer avant le départ chrono, mais le ciel devient de plus en plus sombre et le vent augmente sensiblement. Les mieux placés filent vers la Start, à l’ouest il pleut déjà et le vent augmente encore ! On arrive péniblement à gagner quelques centaines de mètres avec une importante dérive, en suite on reste scotchés en dynamique sur la crête. Une grappe compacte d’ailes entame une brève transition pour aller accrocher le relief en face et se placer au vent pour continuer ! Je ne veux pas me faire larguer et même si j’ai un gros handicap en altitude par rapport au meilleurs, je force le passage et j’arrive juste au pied du relief en question ! Le vent est maintenant soutenu et en quelques passages en dynamique j’atteins la crête sans difficulté sans pouvoir pour autant monter plus haut au milieu d’un beau paquet de concurrents. Il commence à pleuvoir, à l’ouest des rideaux de pluie bien marqués et au sol le vent est décoiffant !! En radio plusieurs pilotes demandent l’arrêt de la manche, on est pas en sécurité et l’atterrissage me semble devenir de plus en plus problématique ! Pas de nouvelles du côté de l’organisation, je commence vraiment à m’inquiéter et je me demande qu’est que je fous là alors que le groupe de tête part face au vent continuer le parcours ! Je ne peux pas rester en éternité sur cette crête en dynamique, je m’avance aussi au vent mais vu mon altitude je vais bientôt passer sous le vent du plateau au nord-ouest. Ca ne tarde pas, je passe soudainement à tabacs et je m’effondre vers le sol ! Que de champs en contre pente, des lignes électriques, des arbres partout et un vent de la peur !! Va falloir prendre une décision rapidement et garder la tête froide. Une grande cuvette en montée avec un champ fauché et des bottes de paille un peux partout est mon choix. C’est très turbulent, je garde de la vitesse mais en entrée de champ l’aile me lève le cul et accélère brutalement !! Merde, j’ai 30 km/hr de vent arrière, je vais me bouffer la planète !! J’engage immédiatement à droite, pas de marge de manœuvre, je fonce plein pot dans un petit carré cultivé en pente inclinée, j’évite de justesse le fil barbelé en entrée et sans avoir le temps de me mettre debout je pousse un grand coup et je m’enfonce littéralment dans les plantations percutant le sol avec le ventre !! Je reste des longues instants au sol avec le cœur qui bat à tout rompre, rien de cassé (du bol !), j’essaye avec difficulté de me dégager et sortir mon aile des plantes ( je crois que le paysan ne va pas être content) ! Le vent au sol est effrayant, des deltas pleuvent du ciel, maltraités par les turbulences ! Après une bonne séance de portage je rejoins la route principale ou je suis récupéré plus tard par la navette. Après une longue polémique au PC les organisateurs annulent la manche ! On tourne vite la page avec quelques bières au comptoir en pensant déjà à demain.

Mercredi 04.07.2007

Ciel magnifiquement bleu ce matin mais…..tempête de vent !!! Pas de manche envisageable, ça commence à bien faire !! Heureusement, Philippe et Chantal que je remercie de tout cœur au passage, nous organisent une merveilleuse ballade en VTT suivie d’une excellente soirée barbecue en bonne compagnie.

Jeudi 05.07.2007 troisième manche.

Toujours du vent fort sur Millau, les organisateurs, dans la crainte de ne pas pouvoir valider le championnat à cause de cette satanée météo, décident de déplacer toute la caravane beaucoup plus au nord-ouest de notre secteur! Après 3.30hrs de navette (!!) on arrive…….sur un site de 200m de dénivelé !!! J’ai l’impression d’être de retour chez nous à Kanfen (ce n’est pas péjoratif), sauf qu’au décollage il y a pas de place pour une cinquantaine d’ailes et les retardataires sont obligés de monter leurs ailes en pleine forêt !
decollage forêt

On est pas au bout des nos surprises, puisque au briefing en se prends dans les dents une manche de 111 km !!! Ca à l’air bien alimenté, mais juste après le décollage des premiers, ça passe en ombre et tout s’éteint !! Des grosses pointures font carrément un « plouf », il faut attendre la réapparition du soleil ! J’était prêt à décoller et je passe un long moment harnaché et accroché sous mon aile, j’essaie de garder la concentration, je me sens tendu mais la petite voix dans ma tête me rassure (non, je ne suis pas fou!) et je reste « dedans » . Le soleil reviens enfin et le vent aussi, je décolle juste derrière Mario que je colle comme un ombre !! On accroche de suite un bon thermique et dans une belle grappe on monte au plafond comme des balles. Un groupe d’une dizaine d’ailes part vers la première start alors que Mario transite dans le sens opposé vent de face avec deux rigides !! Je ne comprends pas ce choix stratégique mais je me dis que si j’arrive à garder le contact avec le champion, il pourrait « normalement » m’emmener au but. On continue de cette manière pendant 2 km en prospection au vent, mais vu le mauvais rendement on revient vers le décollage. Il accroche en premier un thermique en pleine vallée, j’arrive légèrement en dessous et je n’arrive pas à accrocher cette bulle merdique ! J’oublie Mario et je fonce au dessus du décollage où je vois une grappe enrouler du « consistent ». C’est tout bon, plafond en quelques minutes et en prenant la dernière start je dégage vers la première balise à 80 km (!!) au sud-est. Je bénéficie d’une bonne grappe avec deux pilotes anglais très dynamiques, le ratissage thermique est aisé, la progression rapide, et les premiers 60 km sont atteints sans que je puisse signaler de points « chauds ». En suite le groupe se disperse sur une très longue transition et un peux plus loin le choix va être décisif ! Deux systèmes nuageux sont bien visibles, un au nord et un au sud de l’axe vers la balise, au milieux le ciel est bleu (pas de thermiques). Il est impératif de ne pas trop dériver au sud, sous peine de devoir remonter face au vent et risquer de se faire descendre. L’option du couloir nuageux au nord me semble évidente et …..ça marche ! Un beau cumulus en formation et le plafond est garanti ! A partir de ce moment je me donne une tranche d’altitude supérieure où « je mets le feu» et une tranche inférieure où je prospecte pour remonter au plafond. C’est la recette du jour (déformation professionnelle), cela fonctionne à merveille !! B1 est avalé sans complications et je suis bien dans l’axe pour franchir B2 ! Quelques kilomètres avant B2 par contre ça se complique franchement, j’ai perdu beaucoup d’altitude et je me fais distancer par le seul anglais qui était resté avec moi. Je vois une aile qui enroule pas loin, je n’hésite pas un instant et je fonce dessus ! C’est J.F. Palmarini, un des meilleurs « grimpeurs » de thermiques de l’équipe de France. J’arrive au dessus, il me rejoins, me dépasse dans le thermique, on franchis B2 ensemble et il me largue sur un bonne intuition à l’est ! 10 km du but, je suis à nouveau en difficulté à basse altitude mais j’y crois toujours! J’observe les nuages et le sol en essayant de m’imaginer un fluide « rebondir » sur les collines et « remonter » vers le ciel.

vol

8 km du but, finesse 37 pour rentrer ça n’iras jamais, prospection intensive, il faut remonter ou je suis « mort » !! Je vais m’appuyer sur un petit relief où ma fantaisie à imaginé le courant monter et….yessss, un beau thermique tout pour moi !!!! Abstraction du sol faite, je me concentre sur cette magnifique pompe qui me sauve d’un atterrissage précoce ! Les yeux collés au GPS j’attends en toute confiance d’avoir finesse 10 pour rentrer en sécurité au but !! 4 min. plus tard je franchis la ligne d’arrivée à la vitesse hallucinante de 124 km/hr laissant exploser ma joie, criant comme un fou furieux ! C’est un soulagement infini et une satisfaction énorme !!

demontage

Les félicitations des pilotes présents me remplissent d’orgueil et pendant le re-pliage de l’aile je suis sur une autre planète, hyper heureux.

5ème de la manche en Open et 4ème au classement français, quel pied !!

Vendredi 06.07.2007 : Quatrième et dernière manche

La météo est avec nous, Dieu merci ! Va falloir assurer sur cette dernière course dans le ciel de 66 km. Une seule start, ça va fumer !!
deco

Vent assez fort du nord-ouest, évolution favorable pour l’après midi et des beaux alignements des nuages déjà en place. Par contre, après le décollage, une grosse difficulté à prendre de l’altitude, les thermiques sont couchées, j’ai ½ heure disponible pour me placer correctement avant la start à 16.00 hrs. Rien à faire, pas moyen de monter correctement, la dérive nous pousse à l’est et en revenant au vent, l’altitude gagnée s’évanouit ! A 16.hrs 01 min je franchis la start mais je suis toujours au ras de la crête avec du beau monde tout autour. Le seul choix pour éviter de perdre du temps est de longer la crête en dynamique, plonger sur la balise en vallée et revenir aussi vite que possible vers la pente. Aussi tôt dit, aussi tôt fait, sauf que sur le demi-tour immédiat à la verticale de la balise, je manque de peux de me prendre en pleine face Eric Mathurin qui déboule comme une fusée à ma gauche !! Chaud, chaud !! Même pas peur, je reste « dedans », je reviens au relief en dessous de la crête et avec le vent qu’il y a en deux tours je repasse au dessus. Fabien Garing, Laurent Thevenot et les anglais partent devant, il faut y aller !! Pas loin ils accrochent un thermique que je n’arrive pas à exploiter correctement et je prends du retard ! Ils continuent comme des balles vers le décollage de la Puncho, je dois absolument gagner de l’altitude pour les suivre et traverser la vallée vers le viaduc de Millau ! Je m’applique vraiment et 400 mètres supplémentaires sont à moi ! Il faut mettre le turbo maintenant !! En une seule transition j’arrive de l’autre côté de la vallée juste au dessus de la crête de Brunas et je refais mon retard sur les attaquants. Un bon balisage thermique fourni par les premiers me permet de franchir B2 et revenir directement dans la pompe ! Je retrouve Mario, mes pots Fabien et Laurent et les anglais. Dans cette ascendance on vole vraiment scotchés les uns aux autres et c’est toujours aussi magique ! Je reprends l’avantage en altitude en assurant un plafond d’enfer et rentrant partiellement dans le nuage. Mario est déjà parti devant, je l’ai en visuel, il ne faut pas qu’il s’échappe !! Over drive à fond, je transite avec des pointes à 105 km/hrs et je le recolle dans le thermique suivant à proximité de B3 ! Pas facile dans ce secteur, on arrive pas franchement à monter, il reprend l’avantage en altitude, fait demi-tour et repars mystérieusement face au vent ! J’y comprends rien à sa stratégie, de toute manière je suis trop bas pour le suivre face au vent, je continue dans l’axe du but ! J’arrive à flotter à basse altitude en dérivant et une bulle attire mon attention. Fabien, Laurent et l’anglais arrivent sur moi et une lutte de tous les instants commence. Ils passent en spirale au dessus de ma tête, j’essaye de recentrer le thermique en les observant mais soudainement je décroche et je perds l’ascenseur !! Merde, merde, merde !! Je prospecte dans tous les sens, je perds de l’altitude mais je ne me décourage pas !! Cherche, cherche, et l’ombre de mon aile au sol deviens de plus en plus grande ! Un énorme champ fauché droit devant près d’une ferme, tout autour le maquis sauvage !! Mes copains sont satellisés, je suis au ras du sol, il ne me reste de quoi faire un passage sur le champ en question, l’atterrissage se profile dans ma tête quand un pétard me lève l’aile droite et là, je sors vraiment le dents !! J’envoie mon T2 presque en wing-over pour rentrer dans la pompe, et avec ce terrain de secours (je rate=je pose), j’arrive complètement à « oublier » que je suis « par terre» !! C’est violent mais j’arrive rapidement à boucler des étroites spirales et une fois bien dedans je remonte vers le nuage quand mes copains s’envolent au loin !! Toujours en dérive ascendante j’atteins presque le nuage et le thermique se désagrège, meeeeerde !!!! 18 km du but, finesse 17 ça ne suffit pas, ici ça ne monte plus, il faut partir ! Je transite toujours avec des vitesses proches de 100 km/hr quand je vois Laurent enrouler plus loin. C’est maintenant ou jamais !! J’accélère encore et à fond les manettes j’arrive à son niveau, Fabien et l’anglais sont dans le secteur ! La détection du thermique est immédiate, je centre LE noyaux et en quelques tours je reprends l’avantage en altitude ! Je fixe le GPS et à finesse 10 je dis au revoir à tout le monde, je m’en vais franchir la ligne d’arrivée à fond absolu !!! Seulement deux ailes de ma catégorie au but (Eric Mathurin et J.F.Palmarini) au moment où je déboule en criant comme un malade. Je fais 3ème de la manche et je décroche la 3ème marche du podium !
podium
Je vous laisse deviner ma joie une fois au sol !! Fabien fais 6ème de la manche et rebondit au classement dans le Top 10 !! Les HVL ont marqués les esprits cette année et le nord-est de la France est une fois de plus très bien représenté.

Encore «quelques choses »….

Tout au long de cette compétition une véritable complicité s’est « installée » avec mon compagnon d’aventure Fabien Garing. Je pense que la notion du partage d’informations et l’échange des stratégies envisageables sur les différentes manches ont joué une clef déterminante dans l’acheminement mental du but à atteindre et ont contribué à trouver une tranquillité d’esprit essentielle pour ne pas succomber à la pression croissante. Le vol c’est du partage et c’est par le partage que nous progressons, même s’il reste évident qu’une fois dans la course, personne ne se fait des cadeaux ! Merci Fabien
Fabien et piero

Personnellement, cette troisième place sur le podium est une victoire, la consécration de 7 saisons de compète à haut niveau. Un autre cap important à été franchis et l’envie de faire encore mieux est une fois de plus découplée !

Je ne peux pas oublier que si j’en suis là aujourd’hui, je le dois en grande partie à mon grand ami Pascal à qui j’adresse un ENORME MERCI !! J’aurais voulu vraiment l’exprimer publiquement sur le podium mais l’émotion était tellement forte que je n’aurais pas pu en dire un mot ! Contrairement à mon exubérance je n’ai jamais été un grand orateur mais puisque j’arrive à mieux cerner mes sentiments en les écrivant , je pense que mon vouloir est accompli.

La vita é bella……..Piero

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4 commentaires (par pascal, christophe, fabien, manolo) | poster un commentaire

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Créé pas piero. Derniere edition par piero, un an et 130 jours auparavant. Vu 399 fois. #17
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